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La résurrection de Stefanos Tsitsipas Jannik Sinner, on top of the world

Carlos Alcaraz bat Daniel Evans (6/2 6/3 4/6 6/3) au troisième tour de l’US Open pour poursuivre la défense de son titre.

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Sur le papier cette rencontre s’anonçait à sens unique : le flamboyant numéro un mondial contre la 26ème tête de série. C’était sans compter l’abnégation et l’audace de Daniel Evans.

Un match écrit d’avance ?

Carlos Alcaraz débute le match sur les chapeaux de roue. Il obtient des balles de break d’entrée. Si les premières sont effacées par de puissantes premières balles de l’anglais, la troisième est décrochée par une superbe amortie de revers. L’Espagnol mène 2/0 après quelques minutes de jeu. Conquérant, il  joue toujours avec un pied dans le terrain. Les slices de revers flottants de Daniel Evans ne sont pas suffisants pour casser le rythme de l’échange. Carlitos s’octroie un double break grâce à un extraordinaire passing de coup droit longue ligne. Il confirme cet avantage par un jeu de service parfait : 4/0. Daniel Evans se rebelle enfin. Il produit un tennis agressif pour remporter sa première mise en jeu. Son jeune adversaire respire la serennité. Sans forcer, il produit un tennis explosif pour se hisser à 5/1. Le plus long jeu du match débute alors. Evans poursuit sur sa lancée et met la pression sur Carlos Alcaraz. Les deux joueurs alternent les montées au filet pour le plus grand bonheur du Arthur Ashe Stadium. Daniel Evans sauve deux balles de set : 5/2. Ce dernier parvient même à faire douter le jeune numéro un mondial. Il obtient plusieurs balles de break qui lui échappent. Carlitos conclut cette première manche par un smash de revers.

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La fin du set laisse présager une suite de match bien plus accrochée. Daniel Evans refuse de subir l’échange et tente de prendre le jeu à son compte.

Peut-être pas…

L’anglais débute par un jeu blanc. Dès qu’une balle courte s’offre à lui, il se rue au filet pour conclure le point : 1/0. Daniel Evans fait exploser Carlos Alcaraz grâce à la puissance de ses frappes. Il obtient un break d’entrée – grâce à un fulgurant passing de revers – qui acte le début d’une toute nouvelle rencontre. Malheureusement, le service de l’anglais le trahit. Il enchaine deux doubles fautes qui permettent à Carlitos de revenir à hauteur : 1/1. Pendant quelques jeux, Daniel Evans est surprenant. Il dévoile une puissance qu’on ne lui connaissait pas ainsi qu’une volonté d’aller vers l’avant de tous les instants. Surpris, Carlos Alcaraz a besoin de quelques minutes pour s’ajuster. Ce dernier profite de la précipitation de l’Anglais pour prendre l’avantage dans cette deuxième manche : 4/2. La fin du set est un régal pour les yeux des spectateurs new-yorkais. Les échanges ahurissants se succèdent : lobs, amorties, smashs, tweeners et glissades. Daniel Evans joue le meilleur tennis de sa vie mais Carlos Alcaraz est tout simplement parfait. Le jeune prodige mène deux sets à rien (6/2 6/3).

Les deux joueurs produisent une performance tout à fait inattendue. Ce simple huitième de finale devient tout à coup exaltant. Un brin de régularité supplémentaire permettrait à Daniel Evans d’embêter la tête de série numéro une.

La troisième manche emprunte la même dynamique que la seconde. En pleine confiance, Carlos Alcaraz lâche de divins coups droits gagnants tandis que Daniel Evans colle le filet. Les deux joueurs semblent sûrs de ce qu’ils doivent faire : 3/3. Rien ne semble les départager dans ce troisième set jusqu’au septième jeu. Daniel Evans enchaîne deux monstrueux retours pour s’octroyer les premières balles de break. Si la première est sauvée par un échange digne du Alcaraz/Sinner de Miami ; l’anglais s’empare de la seconde en frappant un parfait passing de coup droit qui accroche la lucarne : 4/3. Carlitos est décidé à ne pas voir ce set lui glisser entre les mains. Il lutte jusqu’aux derniers instants. Il sauve trois balles de set grâce à une ribambelles de coups et retours gagnants. Une première balle servie au T donne la troisième manche à Daniel Evans : 4/6.

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L’issue de ce set était imprévisible. Ce n’est pas le tennis de Carlos Alcaraz qui a flanché mais celui de son adversaire qui l’a surpassé.

Un dénouement inéluctable

La pression est palpable au début de l’ultime manche du match. Les deux joueurs semblent encore digérer la set précédent. Les serveurs font mouche : 2/2. Lorsque le jeu de chacun se libère enfin, les spectateurs de Flushing Meadows sont debout dans les gradins. Carlos Alcaraz et Daniel Evans s’amusent : ils courent après chaque balle, montent au filet, glissent et sourient. Cette atmosphère est l’ambiance rêvée de Carlitos. Il remporte un jeu blanc avant de mettre fin au suspens. Il break son adversaire grâce à un coup droit gagnant longue ligne en bout de course invraisemblable : 4/2. L’élève de Juan Carlos Ferrero est sur un nuage. Il propose un niveau de tennis aberrant. Daniel Evans lutte contre la puissance de son jeune adversaire avec brio – sans que cela soit suffisant. Carlitos semble voler sur le court : 5/3. Ce dernier conlut cette superbe rencontre de 3h19 par un ultime coup droit gagnant.

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Les deux joueurs ont produit le huitième de finale le plus divertissant de la quinzaine new-yorkaise. Sans retirer un crédit bien mérité à Daniel Evans, Carlos Alcaraz semble être la variable commune à tous les matchs qui extasient les fans de tennis du monde entier. On ne peut que attendre avec impatience ses prochains matchs !

Marnie Abbou

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