La retraite. Elle parait si loin mais se trouve soudain si proche. La clairvoyance fait souvent défaut lorsqu’il s’agit d’abandonner sa passion. L’embrasser avant qu’il ne soit trop tard est ce que chaque grand joueur mérite.14 ou 15 : seul l’avenir nous le dira.

Le retour. Les options du serveur sont multiples : au T, au corps, extérieur ou à la cuillère. Il est décidé en une fraction de secondes. Le retourneur lira-t-il le choix de son adversaire à temps ? Cela dépend de lui mais aussi de la capacité de surprise du serveur.

Le point. De la victoire, de la défaite mais peut être de bascule. Le tennis est défini par son imprévisibilité et son rapport spécial au temps. Tant que l’ultime point du match n’a pas été joué, les possibilités sont infinies. Lorsqu’il s’achève, le poing du gagnant s’élève.

L’erreur. Elle peut provenir du joueur mais aussi de l’arbitre. La première est plus facile à accepter que la dernière. Si elle s’immisce dans l’esprit sans jamais le quitter, la rencontre est en train de s’échapper.

La lecture. De la stratégie de l’adversaire, de son intention sur la prochaine frappe et de son service. Lire dans les pensées de celui qui se trouve de l’autre côté du filet est la clé du succès. Rapidité, précision et talent ne seront pas suffisants sans une lecture du jeu aiguisée.

Le rebond. Parfois faux sur la terre battue ou sur le gazon ; la plupart du temps prévisible sur les courts bleus. Peu importe son allure, chaque joueur est guidé par une même volonté : ne pas le laisser être double.

La fidélité. Chacun entretient un rapport différent à ce sentiment. Etre fidèle à une personne, une croyance ou une méthode ? Spectateur, joueur ou entraineur. Chacun est libre de choisir sa voie tant qu’il ne change pas en cours de route.

Double. Le ou la. Un moment de partage très différent de l’exercice solitaire du simple. Une deuxième balle qui sort des limites du carré de service. Le choix est vite fait : le masculin l’emporte sur le féminin.

Le filet. Il est peut-être le meilleur repère des joueurs mais aussi l’une de leurs plus grandes peurs. Qu’il arrête une balle décisive, ou qu’il se fasse survoler ; le filet attire tous les regards.

Le vestiaire. Après un mauvais jeu, une chute inattendue ou de longues heures sous la chaleur ; le vestiaire incarne le seul refuge à portée de main des joueurs.

La casquette. Certains ne la lâchent pas, d’autres lui préfèrent le bandeau. Sous le soleil, la pluie, le toit, ses plus fidèles adeptes n’entrent jamais sur le court sans elle.

La rivalité. Un grand joueur aujourd’hui ; un champion demain. La dualité stimule les meilleurs instincts de chacun. Match après match, ils se confrontent et se surpassent.

L’extase. Elle est rare mais si belle. Suit-elle un point hors du commun pour sauver une balle de match ? Ou le moment où il tombe au sol après avoir remporté un Grand Chelem ? Peu importe d’où elle provient, l’extase est toujours succulante.

L’énergie. Lorsqu’elle manque, le monde ralentit. Les minutes, le jeu de jambes et le temps de réaction. Sans elle, la parte est finie avant même d’avoir commencé.

Le changement. De côté, de raquette ou de stratégie ? Régulé, obligatoire et parfois nécessaire. Inhérent au jeu, le changement est au coeur du tennis. Sans lui, on ne l’aimerait pas autant.

Le geste. Certains recherchent beauté, d’autres puissance ou précision. Peu importe. Tout par de lui mais il est oublié dès que la balle touche le court.

Le lucky loser. L’abandon de l’un fait le bonheur de l’autre. Eliminé aux portes du tableau principal, il a la chance d’être sauvé. Syndrome de l’imposteur ou sensation d’invincibilité : à lui de choisir ce qui le guidera !

La tension. Inhérente au jeu, elle forge l’échange. Palpable dans l’air, elle paralyse la lucidité des adversaires. Au coeur de la raquette, elle répond au souhait de son propriétaire. Son dilemme : puissance ou contrôle ?

L’eau. Nécessité pour éviter de s’effronder. Contre-temps lorsqu’elle tombe du ciel. Signe d’un effort constant lorsqu’elle ruisselle sur la peau. Elle n’est rien mais elle fait tout.

La terre. Grise, bleue mais surtout orange. Tant attendue chaque année, elle est enfin arrivée. Adulée ou détestée, elle ne peut que polariser. A elle de nous captiver !

Le trophée. Objet très convoité, il est source de grands dangers. Pour la glaner, il ne faut pas y songer. Croire en la victoire une seconde trop tôt ne menera qu’à un fiasco.

Le pas. D’avant ou d’après ? Celui qui mène à la faute ou au coup gagnant. Avant de le franchir, nul ne sait à quoi il mènera. Il ne reste plus qu’à sauter le pas

La beauté. Incontestée comme un revers à une main le long de la ligne. Subjective comme un interminable point qui se dénoue au filet. La beauté dépend de celui qui la regarde.

Le coaching. Tabou hier et accepté aujourd’hui. Chuchoté puis crié. Le coaching révolutionne le jeu. Autrefois seul face à ses doutes, le joueur est désormais porté par les paroles de son entraineur.

La chance. Se reposer dessus est une folie absolue. Penser faire sans est un plan défaillant. Seuls ceux qui savent la provoquer pour s’en emparer, ont une chance d’atteindre des sommets.

La rapidité. La réussite d’un joueur dépend des secondes, minutes ou heures dont il aura besoin pour accoucher d’un tennis gagnant. Sa vitesse de déplacement, sa capacité d’anticipation, son aptitude d’adaptation. La rapidité est au coeur de chaque pan de la victoire.

La patience. Savoir l’écouter est au coeur d’un point remporté. Sans l’ambition de l’apprivoiser, être sacré champion n’est pas une option. S’en libérer à l’instant parfait est la clé du succès.

L’espoir. Celui du juge de ligne d’avoir raison, du spectateur de fixer ses idoles un instant de plus, du joueur de sortir victorieux. Tendre motivation, le tennis ne serait pas aussi charmant sans cette émotion.

L’ombre. Surprenante et indomptable, elle redessine les lignes du court. Enfantée par le soleil, nul n’y échappe. Lorsque la vue ne suffit plus, l’instinct s’y substitue.

La chaise. Celle de l’arbitre, du joueur ou du spectateur ? Symbole de responsabilité pour l’un, de bouffée d’air pour l’autre et de moment d’intense plaisir pour ceux aux alentours. Plus qu’un simple objet, la chaise représente un ancrage de tous les instants.

La ligne. Blanche, imaginaire ou directrice. Elle est source de débats, reflexion, soulagement, et réactions. Au coeur du jeu, la ligne guide les gestes et le regard des joueurs. Sans elle, ils seraient sans repère.

Le temps. Maitre de la fin de la rencontre dans nombre de disciplines, il représente des possibilités infinies lors d’un match de tennis. Tant que l’horloge tourne, la victoire n’est pas impossible. Chaque joueur tente de survivre sur le court jusqu’à ce que la minute suivante soit synonyme de délivrance.

La pluie. Jamais totalement prévisibles, les intempéries peuvent bousculer le dénouement d’un match ; faisant le bonheur de l’un et le malheur de l’autre. Roger pense peut être encore aux gouttes qui inondèrent le Court Central le 6 juillet 2008.

La fougue. Désir ultime du spectateur mais piège pour le joueur. La fougue engendre autant de merveilles que de désastres. Un seul moyen pour la dompter : ne pas se laisser entraîner par sa vanité.

L’impatience. Elle est un ennemi au quotidien mais encore plus sur le terrain. Sa quête : s’emparer des raquettes. Seuls les plus grands champions lui résistent, ce sont eux les véritables artistes.